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La place….

vendredi, mars 29th, 2019
 :Une place très ancienne, où, autrefois, mes pas se sont promenés : La Place Nationale . Elle est  presque aussi ancienne que la création de la ville de Montauban. Elle a un aménagement très ingénieux .  Sous les arcades à double circulation, les quatre côtés de la place sont pourvus de galeries commercantes et de nombreux bars et restaurants. Ces galeries sont protégées du froid et du chaud . C’est un lieu pour tous très convivial. Le centre de la place accueille le  marché quotidien très coloré et animé .
Le rôle d’une place c’est quoi ? Créer un lieu agréable  qui accueille tout le monde, un espace bien placé (c’est le cas de le dire) où on peut se déplacer,  un lieu attractif qui consolide le lien social et favorise les échanges commerciaux ou culturels. Cette place parait fermée mais en fait, elle est ouverte sur tous les quartiers( est, ouest, nord, sud) de la ville.

La place Clémenceau

Jusqu’en  1768,( date de la vente du terrain) les cordeliers (ou franciscains) possédaient un vaste enclos non loin de l’église Saint Louis et près de leur couvent. Ils nommaient cet endroit l’esplanade. C’était un jardin clos de murs et plantés d’agrumes de toutes espèces.

Après son achat,

la place fut alors appelée place de la rade, car à  de cet endroit on pouvait voir la mer et la rade d’Hyères bien sur. De 1810 à 1812 la place de la rade fait l’objet de travaux . Un escalier crée la jonction avec la place Napoléon (aujourd’hui place de la république) qui se situe devant l’Eglise Saint Louis.

En 1860, à nouveau des travaux sont réalisés, la place de la rade est nivelée . Des égouts sont construits et en 1922 elle prend alors le nom de place Clémenceau en l’honneur du grand homme politique, on la nomme aussi place de marbre car, elle est pavée de marbre.

Place de la république aujourd’hui, La place Clémenceau se situe à droite et en contrebas.

Sur la place de la république à droite, la très ancienne église Saint Louis  classée monument historique.

De 1987 à 1990 elle fait l’objet d’un réaménagement total avec la création d’un parking souterrain.

Aujourd’hui, cette grande place (la plus grande place du département du Var) occupe un emplacement  central dans la ville. Elle fait le lien entre la vieille ville et la nouvelle. Elle est  plus belle que jamais. Elle vient d’avoir des aménagements et un  lifting (un genre de réparation urbaine) qui a duré presque 2 ans, conçu par l’architecte du musée Mucem.  Aujourd’hui, l’appellation Place Clémenceau lui sied bien mieux, que la dénomination un peu froide de  » place de marbre »

 Elle est devenue une belle place provençale ombragée. Elle est  accueillante. Plusieurs centaines de végétaux ont été plantés dans le jardin attenant  sur la place et ses abords. Les oiseaux et les insectes vont être à la fête.  Les bigaradiers vont se parer de fleurs parfumées puis de fruits-mandala orange pendant l’hiver et même plus. De quoi nous donner du baume au cœur.  La couleur orange est la couleur de la bonne humeur et vous savez ce que je pense de la sphère….

  Les ombrières qui lui faisaient défaut apportent aujourd’hui originalité et fraîcheur.

Magnifiques plaques en fonte hyéroises datant du XIX e siècle
Mais d’où est donc tirée cette idée ingénieuse de découpe ?

La magnifique rosace centrale (inspirée de celle de la place del campidoglio oeuvre de Michel-ange) donne une structure centrale bien campée. Elle rayonne, pacifie, unifie et met  en liaison toutes les parties de la ville, le nord comme le sud , l’est comme l’ouest , les jardins, tout comme l’ancienne  et la nouvelle ville et met en valeur la fontaine qui rafraîchit la place . En plus, elle lui confère un petit air d’Italie.

J’aime aussi son côté populaire et enchanteur,  le manège circulaire  va attirer et réjouir un grand nombre d’enfants.La sculpture du Duc d’Anjou n’a pas été oubliée, elle a juste changé de place. Elle regarde du côté de la place et de la  mer et c’est tout aussi bien quand on connaît l’histoire du Duc d’Anjou.Demain c’est le grand jour, demain c’est le jour de l’inauguration et la place sera fin prête.

Jour d’inauguration : C’est la fête

La place est noire de monde

Le spectacle est féérique, les papillons-anges déploient leurs ailes.

Et les baleines bleues s’élancent dans le ciel


Nota bene : S’inspirer n’est pas copier. Je pense que la nature et les fleurs par leur magnifique architecture bien centrée, souvent autour d’une rosace, sont de grandes inspiratrices….

Le soir arrive sur les berges du Tarn. Mandala de l’instant.

samedi, août 11th, 2012

Un extrait de mon roman « Un éternel soleil » publié aux éditions EDILIVRES avec le nom de plume Brigitte Gladys . Une partie de l’action se situe à Montauban .

Le soir arrive,

L’hirondelle pourpre vole haut dans le ciel,

Il fait doux,

Il flotte dans l’air des notes légères et parfumées,

Le soleil couchant tisse

des fils de soie et de lumière

qui dansent en scintillant sur la rivière.

Une nuit violette glisse tout doucement

son voile de danse orientale sur le jour…

Le temps a passé emportant avec lui le manteau gris de la mélancolie.

Je suis revenue vivre dans le pays où j’ai grandi.

Une barque blanche est amarrée le long des berges du Tarn.

On entend le clapotis de l’eau

et la brise dans les feuilles d’alba.

Les oiseaux sautillent gaiement de branche en branche en pépiant…

J’inspire profondément, fleurs de tilleul, parfum de miel.

Je suis heureuse et en paix avec moi-même. J’ai pardonné le mal que l’on m’a fait et je me suis pardonnée de lui avoir accordé autant de place…

Je suis en parfaite harmonie avec la nature, et me sens libre et unie au Tout, à la rivière, aux arbres, aux chants des oiseaux, à la brise, au soleil, aux étoiles qui arrivent une à une. Le Tout est en moi dans la continuité et dans l’éternité.

La divine illumination de mon premier amour a trouvé sa place dans mon espace sacré, pour un éternel printemps. Un jour,

après avoir tracé mon sillon sur la terre, je m’en irai le coeur léger, pour devenir une fenêtre ouverte sur le monde, une sentinelle du cosmos.

La France un beau pays, ma province, mon Occitanie…

lundi, août 6th, 2012

Le pont vieux, le pont neuf et puis à droite devant l’église, le musée Ingres.

Le Tarn coule  au pied de la ville de Montauban.

 

 

La France offre une multitude de paysages et de visages riches et merveilleux (forêt, plaines, bocages, montagnes, collines,vallées, rivières, lacs, mers….)que j’aime découvrir.

Cependant, passent les années, les mois, les jours,les heures, les minutes, les secondes, je garde toujours sur mon coeur écrit à l’encre violette, le nom de la ville où j’ai grandi et celui de ma province,  » mon Aquitanie ».

Même si, dans ses ruelles, plus personne ne me reconnaît, moi, je la reconnais et elle me reconnait aussi . J’y suis restée fidèle.

Chaque endroit garde intact le souvenir du glissement de mes pas d’enfant. Chaque mur murmure des secrets et me renvoie mes émotions, mon sourire d’autrefois, lumineux et  rempli de rêves, d’espace, d’espérance .

Je me souviens de la couleur vibrante et rose des toits, de la brise dans la robe des tilleuls, de l’eau verte et frissonnante du Tarn, du parfum des iris le long de ses rives, je me souviens..

Une mélodie à la harpe émouvante de John Thomas : l’adieu au pays natal du ménestrel.