



Regardez-
Respirez-
L’air est enchanté
De l’autre côté de février,
Baignés de lumière,
Délicieusement parfumés,
Merveilleusement étoilés,
Fleurissent les amandiers.
=Jour heureux=
-Souriez
Brigitte Gladys

Souris, c’est ton anniversaire, ….La vie est belle. Le passé est passé et l’avenir reste à venir. Aujourd’hui, c’est un nouveau jour, il est unique, le présent est un cadeau qui passe vite alors profites en bien****
Pour moi le bonheur, c’est d’être dans l’instant tout en étant relié au centre de soi et connecté à la beauté de la nature
N’écoutez pas les commères,
Ne regardez pas les commères.
Dans le jardin public,
Assises sur un banc,
Elle vous attendent
Ces viles vipères,
Prêtes à vous piquer
De leurs crocs acérés.
Elles se mêlent de tout,
Savent tout sur tout.
La vie de ces rombières
A été sans aucun intérêt.
Elles crient vengeance
De méchante manière.
De leur grande bouche usée
Ne sort pas une douce musique.
Elles vous fiquent.
Elles connaissent tous les ragots
Qui trainent dans les caniveaux.
« D’où vient cette nouvelle arrivée?
Ici, c’est pour les riches,
Si elle n’est pas riche,
Elle doit aller habiter ailleurs »
N’écoutez pas les commères !
Ne regardez pas les commères !
« Son balcon est une mocheté,
Ses plantes grasses mal placées,
Ses drapeaux plantés, bon à jeter »
N’écoutez pas les commères !
Ne regardez pas les commères !
Elles étaient jolies naguère,
Ce jour, elles ne sont que laideur
Et profonde méchanceté.
« Albert à une nouvelle maîtresse,
Elle se prénomme Manon
Et c’est un vrai laideron »
N’écoutez pas les commères !
Ne regardez pas les commères !
Assises sur un banc du jardin
Elles vous attendent
Ces viles vipères
Prêtes à vous piquer,
De leur puissant venin.
Passez vite votre chemin.
Brigitte Gladys
PS: Autrefois le mot « commère » n’était pas péjoratif, la commère était proche de la mère et de son enfant, c’était la marraine de l’enfant, quelqu’un de protecteur.
Si seulement elles se rendaient utiles en s’inquiétant et en signalant, par exemple, les volets fermés de la vielle dame depuis un jour , elles apporteraient quelque chose à la communauté.
Comment le sens premier de ce mot a t-il pu dériver ainsi ? Est ce la faute à notre société éprise de faits divers, de sensationnel et de nouvelles croustillantes. Au fait ? que …
Il fait chaud
Nuit criminelle
Du bord de la route,
Complice du vent,
Une étincelle a claqué.
Un mégot mal éteint a flambé.
Il fait chaud.
Cris blancs dans la nuit calcinée
-Animaux affolés
-Forêt en brasier
-Ciel plombé
-Etoiles éteintes
Pluie de cendres.
En grand deuil,
La nature et les villes
Portent leur croix.
Elles pansent leur plaies
-Silence désolé-
Brigitte Gladys
PS : Au réveil nous devrions bénir la vie exprimer notre gratitude, remercier la nature pour tous les bienfaits qu’elle nous apporte, prier pour qu’elle soit respectée et protégée. Tous les ans, à la même époque les incendies éclatent et c’est de pire en pire. Il faut trouver des solutions pour que cela s’arrête. L’éducation et la sensibilisation à ce fléau doivent commencer dès la maternelle car notre terre brûle.
Je suis imparfaite,
C’est ainsi que je suis faite.
Avec de l’or j’ai recollé
Tous mes os fracturés,
J’en ai fait un kintsugi.
Je souris quand on me dit :
A ta maison, il manque
Un brin de houx.
Mais, ma maison tient debout.
Ma maison tient bon,
Ma maison n’est pas en carton.
Ma maison est solide et jolie.
Je suis imparfaite,
C’est ainsi que je suis faite.
Je souris quand on me dit:
A ton poème, il manque
Un petit trait.
Mais, mon poème résonne bien,
Mon poème sonne juste,
Mon poème est bon,
Et c’est ainsi qu’il me plait .
Je suis imparfaite,
C’est ainsi que je suis faite
Malgré quelques imperfections,
J’ai de la fierté, de la joie,
Du contentement.
De toutes mes créations,
Je peux me satisfaire
Et à tout le monde,
Je ne peux pas plaire.
Avec de l’or, j’ai recollé
Tous mes os fracturés
J’en ai fait un kintsugi
Je souris quand on me dit
……..
Brigitte Gladys
Ps : J’ai constaté que les personnes qui critiquent le plus sont celles qui créent le moins. Elles ne proposent pas une critique constructive. Elles sont juste méchantes et jalouses.
Par ailleurs, la perfection est impermanente et ce qui est parfait aujourd’hui ne le sera peut être plus demain.
Durant toutes ma vie, j’ai rencontré beaucoup d’obstacles, souvent très hauts, j’ai du les dépasser pour avancer.
Se faire rejeter par sa mère à la naissance est une terrible épreuve. J’ai été victime d’un horrible accident qui m’a massacrée et laissée handicapée. J’ai failli perdre mon bras droit. J’ai eu des critiques en tous genres parce que je voulais faire de la peinture et écrire des poésies. Quand j’étais jeune étudiante, l’assistant des Beaux Arts m’a dit : La poésie, cela ne sert à rien et avec la poésie, tu gagneras encore moins d’argent qu’avec la peinture. Il n’était pas très encourageant et c’était un très mauvais pédagogue, que faisait il là, dans une école d’arts ?
Je ne l’ai pas écouté. J’ai tracé mon chemin.
Plus tard, dans mon travail de professeur d’Arts, je me suis souvent servie de poésies . Mes élèves en écrivaient aussi associées à des travaux d’arts pastiques. Ils ont participé à de magnifiques projets d’actions éducatives. Ils ont gagné des prix…
J’ai été très appréciée en tant que professeur et j’ai eu beaucoup de plaisir à enseigner.
Pour la petite histoire, mon arrière grand père a exercé deux métiers très utiles. Il venait de Vicenza, la rivale de Venizia où Il avait son atelier. Artisan d’art, il faisait des chaussures sur mesure. C’était aussi un athlète il pratiquait le *salto con l’asta*, c’est à dire le saut à la perche. Il courait vite.
Plus tard, il est allé habiter avec sa famille dans la plaine du Pô. C’était avant 1900 et aussi après.
Dans son village il était le messager, celui qui apportait les plis urgents dans les endroits les plus reculés de la campagne. Il utilisait la perche pour sauter les rivières et allait très vite. Rien ne l’arrêtait.
Il a vécu très vieux et c’est ainsi qu’à l’aube de ses 100 ans, voulant traverser la rivière en sautant à la perche, il a raté son saut. Il s’est noyé, son instrument de travail à la main.
Cet ancêtre m’a donné un brillant exemple . Avancer, toujours avancer, ne jamais reculer devant un obstacle.
j’aimerais tout comme lui partir avec mon instrument de travail à la main, mon crayon ou mon pinceau avec lesquels
j’ai tracé mon chemin.

Protégeons les.
Voir le poème du 07 juin 2019

Voix évanouie, voix perdue,
Le centenaire gingko n’est plus
Autrefois maître des lieux,
Eblouissant, il rayonnait, il dansait
Agitant des milliers d’éventails dorés.
Au coeur de la terre bien enraciné,
Il était robustesse et longevité.
Il ne craignait, ni les vents,
Ni les rayons du soleil brûlants.
Bon nombre d’oiseaux s’y abritait.
Il avait survécu à la guerre
Et à l’horrible bombe atomique.
Un jour pourtant des humains
Inconscients l’on condamné
En l’arrosant copieusement
Avec des produits chimiques.
Voix évanouie, voix perdue.
Le centenaire gingko n’est plu.
Brigitte Gladys

Air obscur et dense,
A ma porte s’ouvre le jour.
L’hiver roule ses tambours.
Ciel sombre et rance.
Sur un décor plombé,
Se dessine tout en contraste
Le délicat et délicieux
Amandier de février.
Habillé de clarté
Et de blanc pruiné
Il déploie ses pétales
Irisés de cristal.
-Bruissement d’étoiles-
Autour, perles de rosée,
Parfum suave et miellé.
Sur le tableau noir
Danse légère des fleurs.
-Couleur amandier-
Très joyeux Noël et merveilleuse année 2026 ***
Brigitte Gladys
Je me souviens, Tu ne te souviens pas?
*Poutou*
Tu ne te souviens pas?
Aco qu’é braï-
*Poutou*
E ben raï
*Poutou*
Tan ben
Que calou !
Je me souviens,
Bélèou qu’io-
*Poutou*
Pla polit !
*Poutou*
Je me souviens,
*Poutou*
Je me souviens,
Bélèou-
Tu ne te souviens pas ?
*Poutou*
Mildious !
*Poutou*
Que calou !
Tu te souviens ?
*Poutou*
Bou du !
Je ne me souviens plus
Poutou perdu.
Adieu-siatz …
PS: Au tamis du temps, les souvenirs qui restent ne sont pas forcement les mêmes pour deux personnes ayant vécu les mêmes choses.
Longtemps je regarde l’étang,
Sous les feuilles vertes des nénuphars,
La carpe koï passe et repasse lentement.
Elle se prélasse tranquillement,
Taquinant les fleurs du lotus blanc.
Longtemps, je regarde l’étang
La carpe koï nage sereinement.
Elle glisse en passant et repassant.
Est ce que le temps qui passe repasse ?
Brigitte Gladys