Archive for the ‘poésie personnelle’ Category

Commères

samedi, août 1st, 2026

N’écoutez pas les commères,

Ne regardez pas les commères.

Dans le jardin public,

Assises sur un banc,

Elle vous attendent

Ces viles vipères,

Prêtes à vous piquer

De leurs crocs acérés.

Elles se mêlent de tout,

Savent tout sur tout.

La vie de ces rombières

A été sans aucun intérêt.

Elles crient vengeance

De méchante manière.

De leur grande bouche usée

Ne sort pas une douce musique.

Elles vous fiquent.

Elles connaissent tous les ragots

Qui trainent dans les caniveaux.

« D’où vient cette nouvelle arrivée?

Ici, c’est pour les riches,

Si elle n’est pas riche,

Elle doit aller habiter ailleurs »

N’écoutez pas les commères !

Ne regardez pas les commères !

« Son balcon est une mocheté,

Ses plantes grasses mal placées,

Ses drapeaux plantés, bon à jeter »

N’écoutez pas les commères !

Ne regardez pas les commères !

Elles étaient jolies naguère,

Ce jour, elles ne sont que laideur

Et profonde méchanceté.

« Albert à une nouvelle maîtresse,

Elle se prénomme Manon

Et c’est un vrai laideron »

N’écoutez pas les commères !

Ne regardez pas les commères !

Assises sur un banc du jardin

Elles vous attendent

Ces viles vipères

Prêtes à vous piquer,

De leur puissant venin.

Passez vite votre chemin.

Brigitte Gladys

PS: Autrefois le mot « commère » n’était pas péjoratif, la commère était proche de la mère et de son enfant, c’était la marraine de l’enfant, quelqu’un de protecteur.

Si seulement elles se rendaient utiles en s’inquiétant et en signalant, par exemple, les volets fermés de la vielle dame depuis un jour , elles apporteraient quelque chose à la communauté.

Comment le sens premier de ce mot a t-il pu dériver ainsi ? Est ce la faute à notre société éprise de faits divers, de sensationnel et de nouvelles croustillantes. Au fait ? que …

Imparfaite

mercredi, juillet 1st, 2026

Je suis imparfaite,

C’est ainsi que je suis faite.

Avec de l’or j’ai recollé

Tous mes os fracturés,

J’en ai fait un kintsugi.

Je souris quand on me dit :

A ta maison, il manque

Un brin de houx.

Mais, ma maison tient debout.

Ma maison tient bon,

Ma maison n’est pas en carton.

Ma maison est solide et jolie.

Je suis imparfaite,

C’est ainsi que je suis faite.

Je souris quand on me dit:

A ton poème, il manque

Un petit trait.

Mais, mon poème résonne bien,

Mon poème sonne juste,

Mon poème est bon,

Et c’est ainsi qu’il me plait .

Je suis imparfaite,

C’est ainsi que je suis faite

Malgré quelques imperfections,

J’ai de la fierté, de la joie,

Du contentement.

De toutes mes créations,

Je peux me satisfaire

Et à tout le monde,

Je ne peux pas plaire.

Avec de l’or, j’ai recollé

Tous mes os fracturés

J’en ai fait un kintsugi

Je souris quand on me dit

……..

Brigitte Gladys

Ps : J’ai constaté que les personnes qui critiquent le plus sont celles qui créent le moins. Elles ne proposent pas une critique constructive. Elles sont juste méchantes et jalouses.

Par ailleurs, la perfection est impermanente et ce qui est parfait aujourd’hui ne le sera peut être plus demain.

Durant toutes ma vie, j’ai rencontré beaucoup d’obstacles, souvent très hauts, j’ai du les dépasser pour avancer.

Se faire rejeter par sa mère à la naissance est une terrible épreuve. J’ai été victime d’un horrible accident qui m’a massacrée et laissée handicapée. J’ai failli perdre mon bras droit. J’ai eu des critiques en tous genres parce que je voulais faire de la peinture et écrire des poésies. Quand j’étais jeune étudiante, l’assistant des Beaux Arts m’a dit : La poésie, cela ne sert à rien et avec la poésie, tu gagneras encore moins d’argent qu’avec la peinture. Il n’était pas très encourageant et c’était un très mauvais pédagogue, que faisait il là, dans une école d’arts ?

Je ne l’ai pas écouté. J’ai tracé mon chemin.

Plus tard, dans mon travail de professeur d’Arts, je me suis souvent servie de poésies . Mes élèves en écrivaient aussi associées à des travaux d’arts pastiques. Ils ont participé à de magnifiques projets d’actions éducatives. Ils ont gagné des prix…

J’ai été très appréciée en tant que professeur et j’ai eu beaucoup de plaisir à enseigner.

Pour la petite histoire, mon arrière grand père a exercé deux métiers très utiles. Il venait de Vicenza, la rivale de Venizia où Il avait son atelier. Artisan d’art, il faisait des chaussures sur mesure. C’était aussi un athlète il pratiquait le *salto con l’asta*, c’est à dire le saut à la perche. Il courait vite.

Plus tard, il est allé habiter avec sa famille dans la plaine du Pô. C’était avant 1900 et aussi après.

Dans son village il était le messager, celui qui apportait les plis urgents dans les endroits les plus reculés de la campagne. Il utilisait la perche pour sauter les rivières et allait très vite. Rien ne l’arrêtait.

Il a vécu très vieux et c’est ainsi qu’à l’aube de ses 100 ans, voulant traverser la rivière en sautant à la perche, il a raté son saut. Il s’est noyé, son instrument de travail à la main.

Cet ancêtre m’a donné un brillant exemple . Avancer, toujours avancer, ne jamais reculer devant un obstacle.

j’aimerais tout comme lui partir avec mon instrument de travail à la main, mon crayon ou mon pinceau avec lesquels

j’ai tracé mon chemin.

Gingko perdu

dimanche, mars 29th, 2026

Voix évanouie, voix perdue,

Le centenaire gingko n’est plus

Autrefois maître des lieux,

Eblouissant, il rayonnait, il dansait

Agitant des milliers d’éventails dorés.

Au coeur de la terre bien enraciné,

Il était robustesse et longevité.

Il ne craignait, ni les vents,

Ni les rayons du soleil brûlants.

Bon nombre d’oiseaux s’y abritait.

Il avait survécu à la guerre

Et à l’horrible bombe atomique.

Un jour pourtant des humains

Inconscients l’on condamné

En l’arrosant copieusement

Avec des produits chimiques.

Voix évanouie, voix perdue.

Le centenaire gingko n’est plu.

Brigitte Gladys

Mère Nature

lundi, février 9th, 2026
Vous pouvez vous procurer ce recueil de poèmes grâce chez KDP Amazon édition.

Couleur Amandier

mardi, décembre 23rd, 2025

Air obscur et dense,

A ma porte s’ouvre le jour.

L’hiver roule ses tambours.

Ciel sombre et rance.

Sur un décor plombé,

Se dessine tout en contraste

Le délicat et délicieux

Amandier de février.

Habillé de clarté

Et de blanc pruiné

Il déploie ses pétales

Irisés de cristal.

-Bruissement d’étoiles-

Autour, perles de rosée,

Parfum suave et miellé.

Sur le tableau noir

Danse légère des fleurs.

-Couleur amandier-

Très joyeux Noël et merveilleuse année 2026 ***

Brigitte Gladys

-Enfance-Poutou perdu-

mercredi, novembre 5th, 2025

Je me souviens, Tu ne te souviens pas?

*Poutou*

Tu ne te souviens pas?

Aco qu’é braï-

*Poutou*

E ben raï

*Poutou*

Tan ben

Que calou !

Je me souviens,

Bélèou qu’io-

*Poutou*

Pla polit !

*Poutou*

Je me souviens,

*Poutou*

Je me souviens,

Bélèou-

Tu ne te souviens pas ?

*Poutou*

Mildious !

*Poutou*

Que calou !

Tu te souviens ?

*Poutou*

Bou du !

Je ne me souviens plus

Poutou perdu.

Adieu-siatz …

PS: Au tamis du temps, les souvenirs qui restent ne sont pas forcement les mêmes pour deux personnes ayant vécu les mêmes choses.

La carpe Koï

vendredi, septembre 5th, 2025

Longtemps je regarde l’étang,

Sous les feuilles vertes des nénuphars,

La carpe koï passe et repasse lentement.

Elle se prélasse tranquillement,

Taquinant les fleurs du lotus blanc.

Longtemps, je regarde l’étang

La carpe koï nage sereinement.

Elle glisse en passant et repassant.

Est ce que le temps qui passe repasse ?

Brigitte Gladys

Bonheur

vendredi, août 1st, 2025

Eblouissante aurore,

Le sablier du temps coule,

Le temps s’évapore

La vie s’écoule,

Et nous passons.

Sur mon épaule, un vent léger,

Le chant de la cigale glorifie l’été.

-Bruissement de fougère-

Légère, fluide, passagère

Ta caresse sur mes cheveux,

-Parfum d’éternité-

°Moment heureux°

Brigitte Gladys

Le souvenir heureux

vendredi, juillet 11th, 2025

Le souvenir heureux, c’est une présence, c’est comme une colombe qui se pose sur votre main et qui vous indique le chemin.

Brigitte Gladys

Jardins

mercredi, juin 18th, 2025

Dans les jardins du temps,

Les fleurs chuchotent

La beauté de l’univers.

L’arbre à pâquerettes

Cherche le soleil clair.

Brigitte Gladys