Poésie trouvée dans le blog arbrealettres.
Fumée et odeur
d’un feu de bois
dans le brouillard d’automne
apparaît soudain
l’enfant
que je fus
brutale
foudroyante
conscience
des années
qui ont fui
Poète : Charles Juliet
Le pont vieux, le pont neuf et puis à droite devant l’église, le musée Ingres.
Le Tarn coule au pied de la ville de Montauban.
La France offre une multitude de paysages et de visages riches et merveilleux (forêt, plaines, bocages, montagnes, collines,vallées, rivières, lacs, mers….)que j’aime découvrir.
Cependant, passent les années, les mois, les jours,les heures, les minutes, les secondes, je garde toujours sur mon coeur écrit à l’encre violette, le nom de la ville où j’ai grandi et celui de ma province, » mon Aquitanie ».
Même si, dans ses ruelles, plus personne ne me reconnaît, moi, je la reconnais et elle me reconnait aussi . J’y suis restée fidèle.
Chaque endroit garde intact le souvenir du glissement de mes pas d’enfant. Chaque mur murmure des secrets et me renvoie mes émotions, mon sourire d’autrefois, lumineux et rempli de rêves, d’espace, d’espérance .
Je me souviens de la couleur vibrante et rose des toits, de la brise dans la robe des tilleuls, de l’eau verte et frissonnante du Tarn, du parfum des iris le long de ses rives, je me souviens..
Une mélodie à la harpe émouvante de John Thomas : l’adieu au pays natal du ménestrel.
Le bleu-rouge
sublime
Klein c’est du bleu outremer avec une pointe de rouge et pour trouver la couleur de l’ancolie il faut rajouter une pointe de blanc.
Un peu rare ici mais très courante dans le parc du Mercantour.
Je trouve la forme et la couleur de ces fleurs absolument sublimes. On peut méditer avec bonheur sur cette fleur longtemps, c’est un mandala parfait et sa couleur inspire la paix intérieure .
Les fleurs sont de formidable source d’inspiration.
En Angleterre on les appelle « Columbine »parce-que ses 5 pétales donnent l’illusion de voir cinq colombes en train de boire dans une fontaine.
Un poème de Francis Jammes sur l’ancolie
Deux ancolis se balançaient sur la colline
Et l’ancolie disait à sa soeur l’ancolie;
Je tremble devant toi et demeure confuse.
Et l’autre répondait ; si dans la roche qu’use l’eau,
L’eau goutte à goutte, je me mire , je vois
Que je tremble et que je suis confuse comme toi,
Le vent de plus en plus les berçait toutes deux,
les emplissait d’amour et mêlait leurs coeurs bleus.
En marchant dans la rue un arbre m’a tendu un très joli poème.
Canto de los arboles
Se enfilan los arboles,
Se encaminan las plantas;
Sus raïces buscan el comienzo.
Cual comienzo buscan?
Serà la vida o la muerte ?
Sus raïces buscan la muerte profunda;
Flores y hojas buscan la vida profunda
Que se refleja en el mundo-fuego.
En verdad ellos cantan el viaje de la vida,
Asi, ellos se ofrecen en la tierra,
Para qué?
Para que camine la vidad
correteando a la muerte.
La vida y la muerte se llaman,
y se juntan para hacerse reir
En medio de la profundidad de los arboles.
Ellos aplauden con sus hojas;
Asi comienza la danza
y el canto de los arboles.
Humberto Tehuacat Cuaquehuat (Poète et médecin nahtuatl mexicain)
Traduction du poème :
Le chant des arbres
Les arbres se mettent en rang,
Les plantes se mettent en route;
Leurs racines cherchent le commencement.
Quel commencement cherchent -telle?
Celui de la vie ou celui de la mort ?
Leurs racines cherchent la mort profonde;
Les fleurs et les feuilles cherchent la vie profonde
Qui reflète dans le monde-feu.
En vérité ils chantent le voyage de la vie.
C’est ainsi qu’ils s’offrent à la terre.
Pourquoi ?
Pour que la vie avance sur la route,
poursuivant la mort.
La vie et la mort s’appelle,
et s’unissent pour se faire rire,
dans la profondeur des arbres.
Ils applaudissent de toutes leurs feuilles;
Ainsi commence la danse
Et le chant des arbres.
Au Mexique la tradition que que la mort voyage toujours assise à notre droite.
Ce poème est aussi une poème qui parle de ce thème ; la cohabitation de la vie et de la mort.
Paul Fort
(1872-1960)
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer….
Autre lien très beau et très intéressant : Le bonheur est dans le pré un poème de Paul Fort
http ://www.poésie.net/enfants/fort.htm
Tags: filer, le bonheur, Paul Fort, pré, rattraper, vite
http://www.youtube.com/watch?v=H2zGkwCxR3w
Une belle interprétation du poème par Muriel Colombeau.



Soirée du vernissage :
Arbrealettres arbre à poésies**** Il y avait beaucoup de monde ce soir là…
Vibrations joyeuses et hautement colorées…. Un ami poète a déployé les bras d’un magnifique olivier qui a été honoré de centaine de poèmes… Les mots et les couleurs, les formes se confondent et se répondent ce fut un bon moment de bonheur de convivialité et de partage.
Certaines photos ont été prises par Raymond celui qui tient l’olivier. Il adore la photo, les autres ont été prises par moi qui aime tant saisir l’instant pour le garder plus longtemps surtout quand il est agréable…
Un ami poète m’a présenté au président d’Art Club Provence. J’ai tout de suite sympathisé avec lui et apprécié sa manière d’ associer la poésie, la peinture la musique et parfois même la danse pour créer un événement.
Je n’avais pas du tout l’intention d’exposer cette année. Le plus difficile pour moi ce n’est pas de peindre ou bien d’écrire ou bien de dire de la poésie, c’est la préparation et l’accrochage des peintures.
Une salle d’exposition était libre par désistement d’une personne . André m’a proposée d’exposer et même de m’aider à l’accrochage, comment refuser, sachant qu’en plus mes amis poètes viendraient avec une musette remplie de poèmes…
L’endroit se situe dans le quartier des facultés à Aix en Provence.
Avec un peu de chance sous y trouverez peut être une femme à la robe de coton blanc qui remonte le chemin du coton rouge.
Merci à tous ce qui m’ont aidée à finaliser l’exposition et à tous ceux qui vont ce soir faire résonner en harmonie ma peinture et la poésie.
Mes peintures resteront exposées un mois. Ce soir ou bien un autre jour venez au rendez vous, elles vous attendent…
Les thèmes abordés : L’enfance, le thème du printemps des poètes et puis la femme et la nature (fleurs, papillons, lune,soleil, paysages…)
Certains diront que je suis une femme caméléon et que je change de nom à chaque exposition Ce soir ce sera Brigitte Gladys qui expose , ce sont mes deux prénoms. Je suis aussi -vers le centre- celle qui écrit sur ce site…