



Hommage à Notre-Dame de Paris
Mais qui a voulu voler l’âme de Notre Dame ?
J’étais encore à l’étranger quand j’ai appris avec consternation et tristesse cette nouvelle. J’ai reçu un message qui m’en informait mais, j’ai cru sur le moment que c’était un canular.
Malheureusement ce n’était pas le cas, le jour après, tous les médias en parlaient. C’est une vrai catastrophe pour le patrimoine mondial. Presque mille ans d’histoire partis en fumée dans la seule nuit du 15 au 16 avril 2019. Est ce le soi disant progrès, un cafouillage de notre siècle qui a failli tout emporter ?
On ne saura peut être jamais.
Le quartier latin c’était mon quartier quand j’étais étudiante aux Beaux Arts Quai Malaquais . Tous les dimanches après midi à 17 h, je me rendais à Notre Dame pour me recueillir et écouter un concert d’orgue gratuit à l’époque, c’était Pierre Cochereau qui en était le titulaire . C’était un moment puissant, flamboyant, extraordinaire dans un lieu d’accueil merveilleux ouvert à tous. J’en ressortais toujours ressourcée et le cœur heureux.
A la suite d’une audition, j’avais réalisé une peinture. Je voulais traduire l’émotion que j’éprouvais en écoutant cette musique profonde dans un lieu sacré, béni et baigné de lumière aux couleurs vibrantes et sonores.

L’orgue a miraculeusement été épargné. La cathédrale sera reconstruite. J’espère qu’elle le sera à l’identique par respect aux premiers bâtisseurs.
Le bonheur, la sérénité, la liberté sont acquises en les donnant aux autres.
Cette merveilleuse orchidée là, elle est pour vous.
Le 2 mars 2016….. jour de mon anniversaire. Est ce un simple phénomène de synchronicité ?
Merci à qui ? pour ces délicieux gâteaux mandalesques virtuels. Au moins, ceux là, ne contiennent pas de gluten et je peux les manger des yeux.
Pour terminer sur Milan et pour oublier les pièges du mercantilisme outrancier pratiqué dans la restauration , attardons nous et émerveillons nous sur les magnifiques mandalas roses que les architectures de la ville nous offrent.
J’aime tout particulièrement ce mandala rosace car, il comporte une étoile à douze branches et il est vraiment bien ouvragé. Tout le tour de la rose est décoré de carrés différents ( le carré est contenu dans un cercle)
Dans le mandala cercle, parfait symbole d’éternel recommencement on trouve, perfection, unité et éternité. En son centre réside la divinité.
Le chiffre 12 représente la perfection et la complétude.
-12 heures pour le jour 12 heures pour la nuit
-12 mois
-12 signes du zodiaques
-12 travaux d’hercule
-loi des 12 tables romaines
-12 tribus d’Israël
-12 apôtres
-12 étoiles de Marie
-12 branches terrestres
……..
L’esprit, l’âme et le monde se trouve dans le mandala et en nous aussi.
Au centre du mandala rose une étoile à 8 branches.
Le chiffre 8 est le double du chiffre 4. Une étoile à 4 branche est axée sur les points cardinaux, une étoile à 8 branches indiquera les points intermédiaires.
Autre mandala rose avec en son centre une étoile à 8 branches, au centre les 4 points cardinaux sont représentés.
Mandala rose avec en son centre une étoile à 12 branches.
Encore un très beau mandala rose qui cache en son centre une étoile à 6 branches (le sceau de Salomon). Pour les chrétiens, l’étoile à 6 branches représente la double trinité.
Et pour terminer cette délicieuse madone avec enfant le tout protégée par une ogive de briquettes rouges ( les mêmes que dans le sud ouest !!!) . Elle est entourée d’étoiles à 10 branches en forme de double pentagrammes qui symbolise le féminin sacré.
Mandala rose de la basilique San’Eufémia. La divinité siège en son milieu et rayonne vers les 4 points cardinaux et tout l’univers représenté par l’étoile à 16 branches( 4 x 4= 16) le chiffre 4 représente les 4 points cardinaux et le chiffre 16 toutes les directions intermédiaires.
C’était le 19 avril l’anniversaire de l’accident de la route qui m’a brisée . Je ne fête pas ce genre d’anniversaire mais comment ne pas se souvenir de ce jour là quand on en porte encore les stigmates. Après le crash, La Parque qui tient le fil de la vie m’a dit :
-Ce n’est pas pour aujourd’hui,vous avez raté l’examen.
– Ah ! Je dois repasser à l’oral ?
-Non non, vous devez repasser l’oral et même l’écrit.
Oh! Ce jour là, j’avais raté mon examen…
C’est pour cela que je travaille mon oral et mon écrit sans répit et que je suis toujours en vie.
J’ai encore des centaines et des centaines de poèmes et d’histoires à écrire à recopier à publier…Et aussi des peintures des dessins des photos à faire à non!
Je n’ai pas encore fini, le jour où j’aurais fini ce sera fini.
Au moment de l’accident je n’avais pas du tout réfléchi de l’endroit où j’aimerais reposer une fois où je ne serai plus. Réfléchit-on à cela quand on est jeune et en pleine santé ? Et vous y avez vous réfléchi ?
Aujourd’hui si je meurs en terra incognita, s’il vous plait, ne me ramenez pas là où j’ai grandi. C’est un endroit que j’aime beaucoup l’air y est doux et parfumée, un pays de champs fleuris, de forêts et de rivières.
Mais, je suis une enfant de l’univers . Si je meurs en terra incognita ne me ramenez pas là où j’ai grandi.
La nature sera mon berceau.
Chaque endroit sera mon endroit et l’endroit où je me trouverai sera mon
endroit.
Un petit cimetière tranquille qui fleurent bon la campagne (sans cyprès) j’y suis allergique) fera l’affaire.
Sur ma tombe dressez y un joli jardin (un jardin de poèmes) où chacun pourra y semer des graines, qui donneront des fleurs et qui à leur tour donneront des graines, qui donneront des fleurs, qui fleuriront de ci de là, et qui
produiront des graines…… à l’infini… mandala fleur, mandala graine… et ce sera un éternel recommencement….
Prenez soin d’arracher les mauvaises herbes, Toutes les mauvaises herbes .
Plantez aussi un pied de lilas au parfum et à la couleur si délicate ou un arbrisseau à fleurs afin que les oiseaux s’en servent de balancelle et y viennent faire leur nid.
Je n’ai pas encore écrit le poème que j’aimerais laisser au monde des vivants pour l’éternité, en attendant celui d’ Anna de Noailles me plait tant ….!….
J’écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache comme l’air et le désir m’ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Comme j’aimais la vie et l’heureuse nature
……………………………………………………..
……………………………………………………..
…………………………………………………….
(L’ombre des jours)
cité par Angela Bargenda
« La poésie d’Anna de Noailles », page 72
L’hors d’une réunion d’auteurs j’ai échangé mon roman contre un autre écrit par Jacques Djian édité chez Edilivre.
Le titre en est : L’autre dieu
Je mets un extrait de cet ouvrage en partage;
Certains passages sont tirés d’un cous de Victor Delbos à la Sorbonne.
Mais que dois je faire pour être sûr d’être heureux ?
Eh bien, nous allons apprendre avec Spinoza, comment faire notre bonheur, notre vrai bonheur. Car, en fait, tout est là : nous recherchons tous notre bonheur. Car, en fait,tout est là : Nous recherchons tous notre bonheur.
Spinoza examine d’abord, en ce premier chapitre, quelles sortes de bien poursuivent communément la majorité des hommes : « richesse, honneurs, plaisirs des sens. Or chacun d’eux distrait l’esprit de toute pensée relative à un autre bien…. Après la jouissance physique vient une tristesse profonde qui, si elle n’asservit pas l’esprit le trouble et l’engourdit.
La poursuite de la richesse enchaîne l’esprit, surtout quand on la recherche exclusivement pour elle -même, parce qu’alors on lui donne rang de souverain bien. Quant aux honneurs, ils attirent et fixent l’esprit avec encore plus de force, car on considère toujours que c’est un bien en soi , une sorte de fin dernière à laquelle tout se rapporte. De plus, contrairement au plaisir, l’argent et les honneurs ne contiennent pas de regret plus on en a plus s’accroît la joie ; c’est pourquoi nous sommes entraînés à les accumuler; par contre quand nous sommes par hasard frustrés dans notre espoir, nous sommes remplis d’une profonde tristesse. Enfin les honneurs sont un piège subtil parce que pour les atteindre, il faut diriger sa vie selon l’opinion de la foule, c’est-à-dire fuir ce que fuit le vulgaire, et rechercher ce qu’il recherche.
Ainsi la poursuite des richesses, les honneurs, plaisirs des sens, fait perdre la tranquillité et l’indépendance. Ces joies sont pourries, avec un arrière goût de tristesse. Elles peuvent même faire perdre la vie tout court. (T.R.E paragraphe 3)
« En réalité, toute notre félicité ou notre misère ne résident qu’en un seul point : à quelle sorte d’objet sommes-nous attachés par l’amour ? …. Quand nous aimons des choses périssables, toutes les passions sont notre partage ; surviennent la crainte, la haine, le trouble de l’âme Mais l’amour allant à une chose éternelle et infinie nourrit l’âme d’une joie pure, libérée de toute tristesse.(T.R.E paragraphe 3). En outre , l’objet infini se donne à tous, et, loin de s’affaiblir, augmente encore par une possession commune » (Ethique, V, 20)
Ce bien sans mesure, que Spinoza nous annonce consiste en la connaissance de l’union qu’à l’âme avec la nature entière…