Ps : J’ai constaté que les personnes qui critiquent le plus sont celles qui créent le moins. Elles ne proposent pas une critique constructive. Elles sont juste méchantes et jalouses.
Par ailleurs, la perfection est impermanente et ce qui est parfait aujourd’hui ne le sera peut être plus demain.
Durant toutes ma vie, j’ai rencontré beaucoup d’obstacles, souvent très hauts, j’ai du les dépasser pour avancer.
Se faire rejeter par sa mère à la naissance est une terrible épreuve. J’ai été victime d’un horrible accident qui m’a massacrée et laissée handicapée. J’ai failli perdre mon bras droit. J’ai eu des critiques en tous genres parce que je voulais faire de la peinture et écrire des poésies. Quand j’étais jeune étudiante, l’assistant des Beaux Arts m’a dit : La poésie, cela ne sert à rien et avec la poésie, tu gagneras encore moins d’argent qu’avec la peinture. Il n’était pas très encourageant et c’était un très mauvais pédagogue, que faisait il là, dans une école d’arts ?
Je ne l’ai pas écouté. J’ai tracé mon chemin.
Plus tard, dans mon travail de professeur d’Arts, je me suis souvent servie de poésies . Mes élèves en écrivaient aussi associées à des travaux d’arts pastiques. Ils ont participé à de magnifiques projets d’actions éducatives. Ils ont gagné des prix…
J’ai été très appréciée en tant que professeur et j’ai eu beaucoup de plaisir à enseigner.
Pour la petite histoire, mon arrière grand père a exercé deux métiers très utiles. Il venait de Vicenza, la rivale de Venizia où Il avait son atelier. Artisan d’art, il faisait des chaussures sur mesure. C’était aussi un athlète il pratiquait le *salto con l’asta*, c’est à dire le saut à la perche. Il courait vite.
Plus tard, il est allé habiter avec sa famille dans la plaine du Pô. C’était avant 1900 et aussi après.
Dans son village il était le messager, celui qui apportait les plis urgents dans les endroits les plus reculés de la campagne. Il utilisait la perche pour sauter les rivières et allait très vite. Rien ne l’arrêtait.
Il a vécu très vieux et c’est ainsi qu’à l’aube de ses 100 ans, voulant traverser la rivière en sautant à la perche, il a raté son saut. Il s’est noyé, son instrument de travail à la main.
Cet ancêtre m’a donné un brillant exemple . Avancer, toujours avancer, ne jamais reculer devant un obstacle.
j’aimerais tout comme lui partir avec mon instrument de travail à la main, mon crayon ou mon pinceau avec lesquels
L’écocide c’est une grave atteinte portée à la nature entraînant des dommages majeurs, souvent irréversibles, à un ou plusieurs écosystèmes pouvant aboutir à leur destruction . Cette atteinte peut être volontaire ou involontaire.
Écocide
Regarde- moi
Respecte- moi
Je suis le coquelicot
à la robe de soie rouge
Regarde- moi
Respecte- moi
Je suis le papaver roehas
Je suis l’oeuvre du grand créateur
Tout comme la viola odorata
Tout comme l’oxalis acetocella
Tout comme la stellaria media
Regarde- moi
Respecte- moi
Je suis le tilia cardata
Je suis le prunus persica
Je suis l’arbre des bois
Regarde- moi
Respecte-moi
Je suis l’oiseau
Qui chante tout là haut
Je suis l’oeuvre du grand créateur
Regarde-moi
Respecte-moi
Je suis l’insecte
qui butine de fleur à fleur
J’ai le droit d’être là
Je suis l’oeuvre du grand créateur
Regarde-moi
Respecte-moi
Je suis l’eau
Je suis le ruisseau
Je suis la rivière
Je suis la mer
Ressens-moi
Respire- moi
Respecte-moi
Je suis l’air
Je suis l’oeuvre du grand créateur
Regarde-moi
Respecte-moi
Protège-moi
Je suis ta mère nourricière
Je suis la terre
Je suis là pour toi
Ne me détruis pas
Brigitte Gladys
Je suis née à la campagne, même pas dans une maternité.
J’aime la nature. J’ai été élevée dans le respect de la nature par un père qui pratiquait la culture des sols en mode biodynamique. Il semait en suivant le cycle de la lune. Chaque surface de la propriété avait son importance et son rôle à jouer. Je me souviens qu’il y avait des prairies et des terres laissées en jachère. Je m’en souviens très bien, parce que pendant les vacances d’été, j’y étais bergère. J’en connaissais chaque recoin, je connaissais les fleurs et leur parfum, les herbes hautes, les abeilles, les papillons, les grillons, les arbres et les oiseaux et leur chants…..
Ces prairies, c’était un enchantement et je ne m’y sentais jamais seule. La nature est vivante, elle a une âme. Si on sait l’écouter, on peut entendre son coeur battre. C’est mon âme de poète qui parle. la nature est ma « close-bosom-friend »et elle a le droit d’avoir le respect et des droits.
Puis est arrivé le remembrement imposé et l’environnement a changé.
Il a été pratiqué d’une manière brutale, outrancière, sans anticipation aucune, aujourd’hui on s’accorde à dire qu’il a provoqué de véritables catastrophes écologiques.
Après la seconde guerre mondiale on voulait que la terre rapporte plus et encore plus et toujours plus. On a introduit les engrais chimiques et les pesticides, on l’a maltraitée.
Le remembrement qui a continué jusque dans les années 1980 a parachevé le tout. On a pris la terre pour une véritable vache à lait qui devait produire et produire toujours plus. Le rendement est alors et toujours le maître mot.
On pensait que sa fertilité et richesse était inépuisable.
Adieu petites parcelles et terres en jachère, haies, ruisseaux et ruisselets, on voulait de grandes superficies, si possible en monoculture. La polyculture n’était plus à la mode.
On peut comprendre qu’après avoir connu la misère et la famine on ait envie de prospérité. Cependant, aujourd’hui la guerre de 40 est loin, 80 ans ont passé…
Ces pratiques devraient être revues .
On commence à comprendre l’impact dévastateur de celles ci et on fait doucement marche arrière non sans contestation.
Pour moi ce qui s’est passé , c’est un crime. Des crimes contre la nature, il y en a beaucoup….
On doit apprendre à la respecter, à l’écouter dès le plus jeune âge.
Je me souviens du mécontentement de mon père quand on l’a obligé à faire le remembrement pour créer de grandes surfaces en monoculture. Il était bio avant l’heure, on a voulu changer sa manière de faire pour une autre qui n’était pas valable.
Avait on réfléchi, anticipé et imaginé le futur avant de se lancer dans une terre opération ?
Des liens cachés, des liens secrets des équilibres ont été rompus . C’est ainsi qu’il a du arracher les haies et combler les ruisselets qui courraient jusqu’à la rivière. C’est ainsi qu’il a détruit à contre coeur des écosystèmes et que cela lui a fait peine. Il avait tellement raison d’être en colère ! Par la suite, les terres étaient souvent inondées par faute de ruisselets qui drainaient l’eau.
Pendant la convention citoyenne sur le climat, j’ai eu la chance et l’honneur d’être tirée au sort pour présenter à Monsieur Macron, Président de la République française, la mesure qui parlait de l’écocide.
Cette mesure a été avancée et choisie par la convention citoyenne pour le climat. Sur 154 votants, 152, l’ont approuvée.
Voici un extrait :
Pour atteindre ces objectifs nous proposons d’adopter une loi qui protège les écosystèmes de la dégradation et de la destruction, en faisant porter la responsabilité juridique et financières sur les auteurs des déprédations. Cette loi intégrerait :
Les neuf limites planétaires telles que définies par le MTES (changement climatique, érosion de la biodiversité, perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore, changements d’utilisation des sols, acidification des océans, utilisation mondiale de l’eau, appauvrissement de l’ozone stratosphérique, augmentation des aérosols dans l’atmosphère, introduction d’entités nouvelles dans la biosphère) ;
La pénalisation du crime d’écocide ;
Le devoir de vigilance ;
Le délit d’imprudence.
La réponse de Monsieur Macron , c’est qu’il fallait traiter ce problème à l’international.
De fait, on peut constater qu’à travers le monde il y a , petit à petit un frémissement et un changement de mentalité. En Islande, en rentrant sur l’île, les touristes doivent faire le serment de protéger et de respecter la nature.
En 2008, l’Equateur est le premier pays a intégrer les droits de la nature dans sa constitution .
La Nouvelle Zélande, la Colombie, l’Australie, la Nouvelle Calédonie, le Mexique et le Brésil emboîtent le pas et accordent des droits comme entité vivante à la nature( certains fleuves, forêts…)
A quand notre tour ?
Le droit français ne prévoit pas de sanction pénale en cas d’atteinte grave à l’environnement et les lois qui existent pour protéger la nature sont loin d’être appliquées.
On doit apprendre à respecter la nature à l’aimer dès le plus jeune âge.
On doit appliquer les lois de protection de la nature qui existent déjà sans passe-droit et aller jusqu’au crime d’écocide.
Nous sommes les ancêtres du futur.
Si nous ne protégeons pas notre « maison » , il n’y aura pas de futur parce-que nous l’aurons détruit en bonne âme et conscience.
Le mot écocide a été battu et débattu et continue à l’être.
ECO vient du grec OIKOS, qui signifie la maison et CIDE vient du latin CAEDERE, tuer.
Cela signifie la destruction de notre maison commune : la Terre
PS : Aujourd’hui, 22 novembre 2020, j’apprends (et, je m’en réjouis), qu’en France, un délit d’écocide est en cours de préparation, avec des sanctions pénales bien ajustées, c’est un bon début…
Le mot « crime » d’écocide ne semble pas convenir, mais, délit d’écocide oui…Un peu dommage quand même car, le mot délit est moins fort que le mot crime.
D’après Valérie cabanes, juriste engagée pour la planète, l’écocide est un crime de sûreté de la planète, hors, il a été relégué au rang de délit environnemental. Utiliser le terme d’écocide en le vidant de sa substance est un mauvais tour que l’on nous fait. cela nous donne l’illusion d’avoir obtenu ce que l’on demandait, mais, ce n’est pas le cas.
Alors, souhaitons que le crime d’écocide soit repris et appliqué dans chaque pays d’Europe et à l’international, là, ce serait une véritable avancée.
Autrefois on pratiquait la polyculture sur ces terres. Il y avait beaucoup d’arbres(saule, vergne, ormeau, peuplier) aujourd’hui presque tous les arbres ont été arrachés et la prairie a disparu
Le propriétaire actuel pratique essentiellement la culture de maïs.
J’ai beau chercher une fleur, je n’en voit aucune. Peut être que ce n’est pas la saison ou peut être qu’il y en a plu.
Il n’y avait pas de livre dans cette maison. Le point positif de cette vie là c’était les rencontres entre voisins à l’occasion des vendanges, des moissons et des travaux d’hiver. Cela se terminait par une tablée de 20 personnes autour d’un gros repas très animé où l’on parlait surtout de la vie à la campagne . La transmission des savoirs était orale.
L’arrivée des grosses machines et de la monoculture a petit à petit sonner le glas de ces rencontres et de cet entre-aide.
Devant un tableau aussi funeste ma bonne fée a eu pitié de moi et m’a dotée de quelques dons et précieuses qualités qui m’aideraient à avancer sur le chemin de la vie.
Le plus beau cadeau dont elle m’ai parée, c’est le don de créativité : créer avec les mots, l’imagination, les couleurs, le dessin….
Créer c’est la vie et la vie c’est créer.
Créer apporte le bonheur et permet de trouver des solutions à chaque problème.
Aujourd’hui, dans ma maison les fleurs chantent et dansent ….
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