Je suis imparfaite,
C’est ainsi que je suis faite.
Avec de l’or j’ai recollé
Tous mes os fracturés,
J’en ai fait un kintsugi.
Je souris quand on me dit :
A ta maison, il manque
Un brin de houx.
Mais, ma maison tient debout.
Ma maison tient bon,
Ma maison n’est pas en carton.
Ma maison est solide et jolie.
Je suis imparfaite,
C’est ainsi que je suis faite.
Je souris quand on me dit:
A ton poème, il manque
Un petit trait.
Mais, mon poème résonne bien,
Mon poème sonne juste,
Mon poème est bon,
Et c’est ainsi qu’il me plait .
Je suis imparfaite,
C’est ainsi que je suis faite
Malgré quelques imperfections,
J’ai de la fierté, de la joie,
Du contentement.
De toutes mes créations,
Je peux me satisfaire
Et à tout le monde,
Je ne peux pas plaire.
Avec de l’or, j’ai recollé
Tous mes os fracturés
J’en ai fait un kintsugi
Je souris quand on me dit
……..
Brigitte Gladys
Ps : J’ai constaté que les personnes qui critiquent le plus sont celles qui créent le moins. Elles ne proposent pas une critique constructive. Elles sont juste méchantes et jalouses.
Par ailleurs, la perfection est impermanente et ce qui est parfait aujourd’hui ne le sera peut être plus demain.
Durant toutes ma vie, j’ai rencontré beaucoup d’obstacles, souvent très hauts, j’ai du les dépasser pour avancer.
Se faire rejeter par sa mère à la naissance est une terrible épreuve. J’ai été victime d’un horrible accident qui m’a massacrée et laissée handicapée. J’ai failli perdre mon bras droit. J’ai eu des critiques en tous genres parce que je voulais faire de la peinture et écrire des poésies. Quand j’étais jeune étudiante, l’assistant des Beaux Arts m’a dit : La poésie, cela ne sert à rien et avec la poésie, tu gagneras encore moins d’argent qu’avec la peinture. Il n’était pas très encourageant et c’était un très mauvais pédagogue, que faisait il là, dans une école d’arts ?
Je ne l’ai pas écouté. J’ai tracé mon chemin.
Plus tard, dans mon travail de professeur d’Arts, je me suis souvent servie de poésies . Mes élèves en écrivaient aussi associées à des travaux d’arts pastiques. Ils ont participé à de magnifiques projets d’actions éducatives. Ils ont gagné des prix…
J’ai été très appréciée en tant que professeur et j’ai eu beaucoup de plaisir à enseigner.
Pour la petite histoire, mon arrière grand père a exercé deux métiers très utiles. Il venait de Vicenza, la rivale de Venizia où Il avait son atelier. Artisan d’art, il faisait des chaussures sur mesure. C’était aussi un athlète il pratiquait le *salto con l’asta*, c’est à dire le saut à la perche. Il courait vite.
Plus tard, il est allé habiter avec sa famille dans la plaine du Pô. C’était avant 1900 et aussi après.
Dans son village il était le messager, celui qui apportait les plis urgents dans les endroits les plus reculés de la campagne. Il utilisait la perche pour sauter les rivières et allait très vite. Rien ne l’arrêtait.
Il a vécu très vieux et c’est ainsi qu’à l’aube de ses 100 ans, voulant traverser la rivière en sautant à la perche, il a raté son saut. Il s’est noyé, son instrument de travail à la main.
Cet ancêtre m’a donné un brillant exemple . Avancer, toujours avancer, ne jamais reculer devant un obstacle.
j’aimerais tout comme lui partir avec mon instrument de travail à la main, mon crayon ou mon pinceau avec lesquels
j’ai tracé mon chemin.
Tags: imparfaite, maison