MUCEM portes ouvertes sur la mer méditerranée
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Architecte Rudy Ricciotti
Jardin secret
Jardin d’éveil
Ronde des fleurs
chemin qui tourne
Cosmos cosmique
Rose divine
Œillet électrique
Tourne -soleil
Route ronde
Résonance de fleurs
Résonance de couleurs
Bonheur
B Gladys
Ce jardin là,
personne ne le verra, mis à part moi , je le chéri, je le protège, c’est mon petit paradis, personne viendra me le détruire, c’est mon jardin secret et j’ai une gardienne qui surveille son entrée.
Coucou, me voilà de retour.
Cet été, je me suis roulée dans le bleu, le bleu de la mer et le bleu du ciel et puis j’ai voyagé dans la bibliothèque de ma ville. Un livre m’a tendu la main :
-Jardins perdus- de l’écrivain Bernard Manciet un auteur gascon.
Sa manière d’écrire très poétique et lyrique m’a enthousiasmée et ses jardins perdus ne sont pas tout à fait perdus. Il parle d’une époque passée au travers de petits tableautins qui sentent bon le Sud Ouest et c’est comme si on y était…
La petite histoire que j’ai choisi de reporter ici s’intitule : Le jardin
Le jardin
Ma grand-mère était un jardin. Bien avant l’aube, elle glissait comme un lézard d’un arbre à l’autre, disparaissait entre les feuilles des artichauts, ramassait les fraises des quatre saisons dans son tablier, ou les poires gonflées de fraîcheur, redressait les pieds de tomate, se noyait dans l’odeur âpre des feuilles de chrysanthème, et dans la légère brume qui débordait de notre ruisseau. Elle se risquait même à troubler les clartés immobiles du jardin, quand la crue parfois, l’avait recouvert jusqu’à deux pas à la maison, et quand les choux et les pivoines s’élargissaient dans leurs reflets.
Elle avait un faible pour les rosiers quels qu’ils fussent : les hauts, les souffreteux, et ce rosier de sa fenêtre qui fleurissait encore après Noël, et l’autre aussi, le violet qui se souvenait du temps d’avant les roses roses. Cela avait été un malheur aussi grand que la Révolution quand M. Pallu, l’agent voyer, nous fit détruire, par pure haine, le rosier dodu et large comme un arbre qui se répandait au-dessus de notre porte, au bord du chemin.
Le monde d’avant la clarté du jour, je le devinais aux présents que m’apportait ma grand-mère quand je me réveillait : le premier raisin noir, une tige de digitale ou de mauve, un oiseau tombé du nid que je devais réchauffer, une plume fugace. Un matin d’hiver elle m’apporta, en riant, une aiguille de glace qu’elle avait cueillie au bord du puits.
Le jardin grouillait de toutes une troupe de rats- ils traversaient la rivière, farfouillaient à qui mieux mieux dans les treilles sucrées ; d’escargots que nous cherchions la nuit à la bougie, de courtilières qui s’échappaient quand nous déterrions des pommes de terre, et des papillons figés de froid.
Des bohémiens affamés s’étaient enfermés une nuit dans le poulailler dont le loquet parfois retombe seul. Tout n’était que vie, tout avait odeur du vivant dans le jardin du monde, ce monde où je ne me lasse pas de me promener après le lever du soleil.
Ma grand-mère, c’est sur, connaissait par coeur la Passion selon saint Jean, et aussi une traduction en vers de l’épisode où Hector dit adieu à Andromaque. Mais, je le jure, elle ne savait rien de Shakespeare ni de ce Hamlet qu’elle aurait qualifié de grand nigaud. Et je sais aussi qu’elle n’avait pas rêvé, qu’elle avait vraiment vu dans les rames des petits pois et des haricots plats, au plus fort de la lumière, lui apparaître ceux qu’elle appelait les morts.
« Ils sont restés, me dit-elle en secret, un grand moment debout devant moi. Ils voulaient m’expliquer quelque chose, je les reconnaissais, mais je n’ai jamais pu comprendre ce qu’ils voulaient. »
« Peut-être des messes ? »
Elle ne me répondit pas. Peut-être, tout bonnement, se promener avec elle au jardin.
Il est temps pour moi de faire une petite pause, quelques jours ou quelques semaines un mois peut être qui sait ?
Charité bien ordonnée commence par soi même …
Je vais semer dans mon jardin des étoiles en forme de fleur de toutes les couleurs, et me reposer à l’ombre des roses,
elles m’éclaireront et me feront vibrer de joie.
Je lève ma coupe
A la beauté des jardins remplis d’étoiles
Au mandala de la rose rouge et à ses pétales en forme de coeurs
A la jeunesse et à l’éternel soleil
Je vous souhaite de un merveilleux été.
B. Gladys
JE suis née avec un panier rempli d’étoiles. Certaines sont à cinq branches et d’autres à 6 branches ou plus Certaines sont blanches d’autres sont brillantes, multicolores ou étincelantes.
J’aime les prendre dans ma main pour les regarder et puis les semer à la volette.
Certaines n’ont pas de chance, elle sont piétinées parce qu’on ne les voient pas ou on ne sait pas les voir.
D’autres sont plus heureuses car elles font naître dans le regard de celui qui les croise des milliers d’autres étoiles*****
Bonheur pour lui, bonheur pour moi.
B. Gladys
Ce jour là il faisait beau, les tourterelles roucoulaient dans les arbres et le ciel était d’un bleu merveilleux.
L’esprit du lieu : beauté , créativité, convivialité, partage.
La Mareschale : Une très jolie bastide avec un grand parc arboré dont les activités sont à vocation culturelles.
C’était le souhait de la famille De Mareschale qui la cédée à la ville il y a une trentaine d’années .
Ce jour là il y avait beaucoup de talents créatifs rassemblés autour du dimanche des Arts dans le cadre de MP13.
Les œuvres étaient très variées cela allait de l’installation très contemporaine , aux mandalas ……..
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Jusqu’aux petits tableaux peints à l’ancienne.
Les sculptures étaient bien présentes et parfois drôlement imposantes.
J’ai beaucoup aimé toutes les pièces de raku exposées, mais aussi, l’ensemble du travail présenté qui alliait la diversité et une grande richesse de formes et de couleurs.
Les fleurs sculptées en fond de casserole émaillées étaient chouette !!!
Il y avait une bonne ambiance colorée et vraiment sympathique,
Une expérience unique pour moi qui avait exposé au Grand palais mais qui n’avais jamais exposé en plein air.
Un peu difficile cependant , heureusement que j’avais ma fidèle assistante que je remercie
ainsi que la très dynamique équipe de La Mareschale.
Il y avait bon nombre d’événements dans la ville aussi, les visiteurs se sont égrenés tout au long de la journée, ce n’était pas la foule dense, mais, un public de qualité et très intéressé.
Au coucher du soleil la musique enflammée des 4 Bandy s’est mise à remuer les airs .
La soirée s’est terminée tout en couleurs sur des airs de samba.
Ce fut une très belle journée du dimanche des Arts.
http://lamareschale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=599
Maintenant, comme me l’a fait remarquer mon ami P. « Latour » historien d’Art, ta prochaine étape ce sera une belle rétrospective dans un Musée, celui ci par exemple.
Marseille Provence 2013 Capitale européenne de la culture.
Ici, les Arts c’est capital et ils ont le droit de cité dans toute la cité…
Dans le parc de la Mareschale le dimanche 16 juin 2013 de 10 h à 21 h les Arts Plastiques et la musique sont à l’honneur.
J’y serai avec mes mandalas- soleil ainsi que 35 autres plasticiens, ne ratez
pas ce beau bonheur !!!