Sur le mur gris de l’hiver
resplendissent
les dernières roses
Et, tout là haut
sur le toit
les tuiles rouges
tissent
une écharpe de dentelle
pour le ciel
Brigitte Gladys
D
étail d’une peinture à l’huile que j’ai réalisée dans la série poétique de la ville.
J’associerais ma peinture à un poème de Guillevic que j’aime beaucoup .
Le cercle
Est la meilleure figure
Pour le poème.
Curieux :
Lorsque je dis cercle
Je vois une lande
Et je cherche à deviner
Ce qu’il peut y avoir
Au milieu.
Je ne bouge pas,
Me laisse faire
Par cette lande,
Ce cercle imaginaire
Qui a pris corps.
Guillevic
Je l’associe également à ma définition de la poésie.
La poésie est au centre,
elle n’a pas de pays, elle n’a pas de frontière, elle est libre de voyager
dans l’espace et dans le temps et personne ne peut l’en empêcher….
Brigitte Gladys
Si la nature a toujours été pour moi un havre de paix et une merveilleuse source d’inspiration, la ville m’inspire aussi beaucoup dans mes peintures.
Les murs murmurent des secrets , du passé, du présent, du futur, que le temps, que le vent n’effacent pas.
Ci dessous un détail d’une de mes peintures à l’huile tirée de la série poétique de la ville . La dimension réelle du tableau est de 90 cm x 115
cm.
N’en déplaise à certains historiens d’art qui me demandent de ne pas changer sans cesse de nom, j’ai signé verslecentre, mais, je suis aussi Brigitte Gladys – —Marobin-(nom de naissance).
En novembre, les nuits sont les plus longues et ce soir là, à 18 h, il faisait déjà sombre. En un instant, la terrasse à ciel ouvert s’est animée .
Dans le cadre de Marseille Provence capitale de la culture, une magnifique performance mêlant poésie, musique et spectacle pyrotechnique est donnée.
Ce soir là j’ai entendu le coeur du grand théâtre de Provence battre à l’unisson avec les spectateurs.
Une de ces architectures récentes me touche particulièrement et par sa forme (organisée autour d’un cercle) et par la noblesse des matériaux utilisés (bois et pierre ocre rosée)
Le grand Théâtre de Provence est un lieu ouvert à divers spectacles culturels.
Il s’est construit de 2003 à 2007.
Toutes ces architectures nous survivront des siècles peut être, nous passons et elles resteront…
En Provence aussi Kengo Kuma est très aimé outre le nouveau conservatoire d’Aix en Provence il a été choisi pour la création du nouveau FRAC de Marseille
Voilà la bête architecturale. Un damier de verre recyclé opaque. Une tête de proue très impressionnante, on aime ou on aime pas, mais, ce qu’elle dégage c’est de la force.
Personnellement sachant que les façades étaient constituées de panneaux de verre recyclé, je m’attendais à voir des nuances de vert allant jusqu’au bleu indigo. Ce damier de gris, très tendance, ne me réchauffe pas le coeur. J’aime les couleurs.
Certains ont voulu voir une allégorie de la ville de Marseille, les quartiers alors?
Ceci dit quand la lumière est belle, après le mistral, je dois reconnaître que les panneaux s’éclairent et s’animent.
Clin d’œil, je suis à l’intérieur du fond d’Art régional contemporain en train de présenter ma démarche « verslecentre »
Juste en face Le Frac se dresse une magnifique sculpture en forme de volute, ce jour là, le contraste entre le orange et le bleu du ciel était magique.