Voix évanouie, voix perdue,
Le centenaire gingko n’est plus
Autrefois maître des lieux,
Eblouissant, il rayonnait, il dansait
Agitant des milliers d’éventails dorés.
Au coeur de la terre bien enraciné,
Il était robustesse et longevité.
Il ne craignait, ni les vents,
Ni les rayons du soleil brûlants.
Bon nombre d’oiseaux s’y abritait.
Il avait survécu à la guerre
Et à l’horrible bombe atomique.
Un jour pourtant des humains
Inconscients l’on condamné
En l’arrosant copieusement
Avec des produits chimiques.
Voix évanouie, voix perdue.
Le centenaire gingko n’est plu.
Brigitte Gladys